22 septembre 2009

Interview de Philippe Weiss

Rencontre avec Philippe Weiss.

La musique et toi ?

Simplement une passion.

Comment es-tu venu au mix ?

À Lausanne, j’ai d’abord été disc-jockey dans les boîtes de nuit, ensuite j’ai bossé en radio. Ma curiosité pour les machines m’a amené à m’intéresser au son stricto-sensu : je voulais savoir comment les ingénieurs arrivaient à restituer ces ambiances musicales que je trouvais et trouve encore démentes. J’ai suivi les cours de la School of Audio Engineering, la SAE Institute de Londres entre 1993 et 1995, études au sortir desquelles j’ai dégoté mon premier boulot d’assistant dans les prestigieux studios Davout.

Un référent au niveau du mix ?

J’achète des disques pace que j’aime découvrir, non pas pour écouter un mix. Sans vouloir insister, c’est la curiosité et le simple plaisir des accords qui m’animent. Cette conception de la musique me fournit de nombreuses références, je ne peux pas m’arrêter sur une seule parce que mon infidélité les aime toutes. Parallèlement à ça, j’accorde beaucoup d’importance au parcours de vie des personnalités qui constituent cette industrie comme Rick Rubin, Dr. Dre, Jack White, Rudi Van Gelder, précisément, pour leur éclectisme.

Le mix dans le Hip-hop ?

Le mix dans le Hip-hop a énormément évolué, les machines aussi. La modernisation s’est faite surtout dans la technique, et on ne peut plus comparer les beats d’hier avec ceux d’aujourd’hui, c’est incohérent. On ne peut pas mettre sur le même plan South Bronx de Boogie Down Production et So Far To Go de Common et D’Angelo. L’époque n’est plus la même, le flow n’est plus le même, la vibe n’est plus la même, le traitement du son suit juste cette logique.

Tes incontournables...

Les albums que je vous recommande ? Du jazz en passant par la soul et en terminant par de l’électronique, je dirais : John Coltrane and Johnny Hartman (John Coltrane and Johnny Hartman), Elephant (White Stripes), Caught Up/Still Caught Up (Millie Jackson), Homework (Daft Punk), Beats, Rhymes and Life (A Tribe Called Quest). Et puis aussi le titre My Kind Of Town (Franck Sinatra).

Les CDs sur lesquels tu as bossé...

Je ne me réjouis d’aucun des disques sur lesquels j’ai bossé parce que pour moi, c’est le début de la fin. À chaque mix, je me remets en question pour éviter de graviter autour de mon nombril. C’est le doute et l’adrénaline qui me nourrissent ; sur chaque projet, je dois faire mieux que sur le précédent.

Ton implication ?

Je dois toujours trouver un intérêt musical dans le projet, mon implication dépend surtout de ça. Ensuite la mission reste rigoureusement la même à chaque fois : il faut retranscrire entre deux enceintes ce que l’artiste a entre ses deux oreilles, sans perdre de vue que ce n’est pas ma musique mais la sienne. Je dois apprécier le projet, y adhérer et faire en sorte que l’artiste puisse l’assumer en sortant du studio.

Ta définition du mix :

C’est juste une question de vibes, de cultures et de « savoir où on veut aller ». L’objectif c’est mettre la technique au service de l’ambiance, de la musique.





Philippe Weiss est ingénieur du son freelance et directeur du futur studio RED ROOM à Suresnes, il travaille actuellement sur plusieurs albums dont le nôtre ; nous le remercions de s’être prêté à ce petit jeu entre deux séances.


www.philippeweiss.com

www.myspace.com/theroomstudio

20 août 2009

TUMI and THE VOLUME

Ne pas merder ! Faire la prise en one shot !
Voilà ce que nous pensons chacun de notre côté sans se le dire.
Celui qui vient d'apposer la calligraphie de ses empreintes lyricales dans la cabine, juste avant nous, est sans doute l'un des meilleurs MCs au monde, et je pèse mes mots.
C'est tout à fait par hasard que j'ai rencontré TUMI & THE VOLUME, il y a deux ans par le biais d'amis en commun :

- "Je fais du rap."
- "Ah ouais, je devrais te présenter des potes, ils ont un groupe de hip hop en Afrique du Sud, et ils sont de passage à Paris..."

Le groupe se compose du guitariste Tiago Paulo, du batteur Paulo Chibanga, du rappeur Tumi Molekane et du bassiste David Bergman.

En ce jour de prise de voix, c'est Tumi qui nous
rejoint en studio entre 2 concerts de leur tournée européenne. L'atmosphère est décontractée. Tumi demande à écouter les 2 instrus pré-selectionnées quelques mois plus tôt par échanges d'emails entre Johanesbourg-Paris, fichiers sons à download via Yousendit. Honneur à l'invité ! Tumi choisit l'instru qui fait l'unanimité. Une tuerie composé par JR Eakee le pendant français de J. Dilla ! Tuerie qui le sera d'autant plus quand THE VOLUME aura rajouter sa touche live sur la programmation...

Une fois que nous sommes d'accord sur l'instru, il faut choisir un thème d'écriture. Nous lui proposons d'aborder le s
ujet du "changement". S'engage une conversation en anglais pour éclaircir notre idée.

- "We don't believe in big Revolution. We think Revolution begins with small things you can change around you, peop
le can start changing the world at their own level. You know what I mean?"
- "Yes. Let's Try."

Sugar et moi avons triché, nos textes sont déjà écrits depuis une semaine. Tumi ne semble pas perturbé. Il demande à Ludovick Tartavel, l'ingénieur son, de lui mettre l'instru en boucle. Debout, les yeux rivés sur la barre qui balaye l'écran Protools, Tumi se met à "écrire" mentalement son texte. Première baffe dix minutes plus tard : il tape rapidement son texte sur son Iphone et nous appelle e
n conciliabule pour nous rapper son 16 rimes d'une traite, sans hésitation, avec un flow de prise déf ! Nous restons tous les deux comme des lilliputiens devant ce que nous venons d'entendre. Puis deuxième baffe : il rentre dans la cabine, un écran en studio nous permet de voir ce qui s'y déroule ; Tumi est debout, bouge à peine, son Iphone dans la main, il lit le texte. Première prise d'enregistrement : parfait ! On en refait une par simple sécurité : encore parfait ! Une dernière par snobisme : perfect again !

Grosse pression ! On se regarde. Qui passe après ? Suga s'y colle. À la deuxième prise, c'est pesé. Ouff ! À mon tour. Une prise, moindre gloire : nous connaissions nos textes. Mais la dynamique nous plaît. Tumi insuffle de la fraîcheur. Le refrain maintenant : Tumi propose que l'on écrive un refrain en français qu'il se char
gera de rapper. On ne sait pas vraiment s'il est sérieux ou blagueur, mais dix minutes plus tard, 4 rimes sont prêtes. Il réécrit nos 4 rimes phonétiquement, ça nous surprend. Il butte sur certains mots par souci de perfection, il parle déjà 11 langues et à soif d'une douzième ! Finalement, nous superposerons nos voix à la sienne et il écrira lui aussi un refrain en anglais que nous enregistrerons à notre tour, non sans mal !

Nous terminons cette soirée autour d'un repas préparé par la fine équipe de Milk Coffee & Sugar (Merci Touria, Leila et Cécile !). Tumi nous parle du rap sud-africain, on débat sur la notion d'artiste et la distance qu'il y
a parfois entre actes et paroles ; nous échangeons sur nos projets respectifs.

Le morceau est maintenant dans le disque dur, prêt à sortir. L'équipe de Yuyumi a filmé la séance et le clip est en montage aux dernières nouvelles.

Dernier cadeau de Tumi. Le lendemain de notre rencontre, il postait un article sur son blog intitulé "Lait Café Sucre" qui raconte notre rencontre.

voir: http://tumimolekane.blogspot.com/2009/08/lait-cafe-et-sucre.html

http://www.myspace.com/tatv

























1. Studio Davout, Paris























2. Les MC'S discutent du refrain.
























3.
Ludovick Tartavel au commande et l'équipe vidéo de Yuyumi.























4. Écriture du texte sur le téléphone.






















5. Écriture mentale.
6. Suga concentré.
7. Gaël Faye et TUMI.
8. Sugar, Tumi, JR Eakee et Gaël
9. Le conciliabule.

Crédit Photos: JR Eakee

05 août 2009

Soutien à notre frère Joachim Gatti - Victime de l'Etat Policier

Le 8 juillet 2009 à Montreuil Joachim a perdu un oeil après un tir policier de Flash-Ball.

Voici l'extrait d'un texte de Joachim:

« Nous essayons d'être présents au monde, à la ville, au quartier où nous vivons, à ceux qui nous entourent, à nous même. Présence quand partout on voudrait notre absence. Absence à la politique, au social, aux soins, à la culture, bref, à la société.

Présence quand il devient toujours plus difficile de se loger, de se nourrir, de se soigner, de se déplacer. Présence quand une partie d'entre nous est traquée au quotidien. Dans le métro, à la sortie du boulot, dans leur maison (…)

Ce soir là, c'est bien nos gueules qu'ils visaient, c'est bien nos gueules qu'ils voulaient casser. Cinq d'entre nous ont été blessés et moi j'ai perdu mon oeil. Mais il m'en reste un. Et avec lui, une haine sourde et méchante. Et avec lui, une détermination à continuer. »

Photos lors d'une soirée débat-rencontre-poèsie portant sur la question des migrations. avec pour invités des membres du collectif Précipité ( Soirée "Un Café chez Apkass" avec notre collectif de slam CHANT D'ENCRE au Divan du Monde - Début 2008)

Joachim est l'auteur avec d'autres membres du collectif Precipité du livre "Dans la Frontière".

Consulter le site du Collectif: http://www.precipite.org
































PROGRAMME DE CETTE SOIRÉE:

image evenement
dates : 21.01.08
genre : rencontre
lieu : Divan du Monde (Le)
envoyer un e-mail
Le ciné-club des mélomanes




"Un mort est une tragédie, un million de morts une simple statistique", nous rappelle Wole Soyinka. Que signifient à nos yeux, 25000 expulsés par an et 3000 noyés aux portes de l'Europe ? Quelle humanité nie-t-on derrière ces chiffres ? Autant de destins, de parcours et d'espoirs anonymes pris dans l'étau de la frontière.

19h00 / échange : Dans la frontière par le collectif Précipité
Résultat d'un travail collectif mené à l'intérieur d'un foyer Emmaüs, ce livre déplie les histoires et le quotidien de plusieurs hommes et femmes, demandeurs d'asile ou sans-papiers. Au-delà du simple témoignage, dans l'entre-deux d'une parole individuelle et collective, il cherche à décrire l'expérience contemporaine du franchissement interminable des frontières.

20h30 / musique : Apkass & Chant d'encre
Des mots qui s'entrelacent au rythme des percussions et du ngoni ou sur une instrumentation hip hop emprunte de jazz et de la soul des années 70. En échos, Chant d'encre. Collectif riche de cinq membres à la plume complémentaire qui explorent le réel et interpellent les esprits.

21h15 / film : Barça ou Barzakh de Idrissa Guiro (2007, 52 min)
Après avoir frôlé la mort dans le désert marocain, Modou tente à nouveau de rejoindre clandestinement l'Europe. Cette fois, par les îles Canaries en pirogue depuis les côtes sénégalaise. A travers son histoire et celle de son cousin talla, un professeur d'anglais qui tente de sensibiliser les jeunes aux dangers de cette traversée, le réalisateur cherche à comprendre quel rôle tient ce phénomène dans la construction du projet d'avenir de la jeunesse africaine.

Tarif: 6€

Enregistrement de l'album de Milk Coffee & Sugar



















Le café au lait sucré vient de passer le mois de juin et de juillet à enregistrer pour son premier album.

Un album hip hop au carrefour de multiples influences jazz, soul, spoken words, rock, musique africaine... avec la participation d'une vingtaine de musiciens et de nombreux featuring.

A suivre...







Ateliers d'écriture à PANTIN




19 mai 2009

Picaflore répond à l'invitation de Guillaume Poncelet au Comedy Club... Hommage à Roy Hargrove

C'était le 15 mai 2009, juste après une représentation donnée avec Chant d'Encre au Centre d'animation du point du jour, dans le 16ème arrondissement de Paris, Picaflore s'envolait au Comedy Club dans le 10ème, répondant à l'invitation du trompettiste Guillaume Poncelet pour rendre hommage à Roy Hargrove...

14 mai 2009

Venez nombeux pour un JAM avec Milk Coffee & Sugar au CAFé de la PLAGE

Le 20 mai 2009 au Café de la Plage nous proposons un jam à toutes les plumes rapeuses, slameuses, poéteuses, proseuses, freestyleuses qui souhaitent mêler leurs textes à la musique HH-soul-jazz de la Cafetière!

Le coup de coeur ALBUM de Milk Coffee & Sugar: NEGRISSIM'



Voici notre disque coup cœur: NEGRISSIM'. Un hip hop riche de multiples influences, un rap de brousse et de conscience. Découvrez NEGRISSIM' sur www.myspace.com/negrissim

08 mai 2009

Les Oubliés de la République! 8 Mai 2008!




Aube Africaine

C’était l’aube. Le petit hameau qui avait dansé toute la moitié de la nuit au son des tam-tams s’éveillait peu à peu. Les bergers en loques et jouant de la flûte conduisaient les troupeaux dans la vallée. Les jeunes filles, armées de canaris, se suivaient à la queue leu leu sur le sentier tortueux de la fontaine. Dans la cour du marabout, un groupe d’enfants chantonnaient en chœur des versets du Coran.

(Musique de guitare)

C’était l’aube. Combat du jour et de la nuit. Mais celle-ci exténuée n’en pouvait plus, et, lentement expirait. Quelques rayons du soleil en signe avant-coureur de cette victoire du jour traînaient encore, timides et pâles, à l’horizon, les dernières étoiles doucement glissaient sous des tas de nuages, pareils aux flamboyants en fleurs.

(Musique de guitare)

C’était l’aube. Et là-bas au fond de la vaste plaine aux contours de pourpre, une silhouette d’homme courbé défrichait : silhouette de Naman, le cultivateur. A chaque coup de sa daba, les oiseaux effrayés s’envolaient et, à tire-d’aile, rejoignaient les rives paisibles du Djoliba, le grand fleuve Niger. Son pantalon de cotonnade grise, trempé de rosée, battait l’herbe sur les côtés. Il suait, infatigable, toujours courbé, maniant adroitement son outil : car il fallait que ses graines soient enfouies avant les prochaines pluies.

(Musique de cora)

C’était l’aube. Toujours l’aube. Les mange-mil, dans les feuillages virevoltaient, annonçant le jour. Sur la piste humide de la plaine, un enfant, portant en bandoulière son petit sac de flèches, courait essoufflé dans la direction de Naman. Il interpellait : « Frère Naman, le chef du hameau vous demande sous l’arbre à palabres ».

(Musique de cora)

Surpris d’une convocation aussi matinale, le cultivateur posa son outil et marcha vers le bourg qui maintenant radiait dans les lueurs du soleil naissant. Déjà, les Anciens, plus graves que jamais siégaient. A coté d’eux un homme en uniforme, un garde-cercle, impassible, fumait tranquillement sa pipe.

(Musique de cora)

Naman prit place sur une peau de mouton. Le griot du chef se leva pour transmettre à l’assemblée la volonté des Anciens : « Les Blancs ont envoyé un garde-cercle pour demander un homme du hameau qui ira à la guerre dans leur pays. Les notables, après délibération, ont décidé de désigner le jeune homme le plus représentatif de notre race afin qu’il aille prouver à la bataille des Blancs le courage qui a toujours caractérisé notre Manding ».

(Musique de guitare)

Naman, dont chaque soir les jeunes filles en couplets harmonieux louaient l’imposante stature et le développement apparent des muscles, fut d’office désigné. La douce Kadia, sa jeune femme, bouleversée par la nouvelle, cessa soudain de piler, rangea le mortier sous le grenier et, sans mot dire, s’enferma dans sa case pour pleurer son malheur en sanglots étouffés. La mort lui ayant ravi son premier mari, elle ne pouvait concevoir que les Blancs lui enlèvent Naman, celui en qui reposaient tous ses nouveaux espoirs.

(Musique de guitare)

Le lendemain, malgré ses larmes et ses plaintes, le son grave des tam-tams de guerre accompagna Naman au petit port du village où il s’embarqua sur un chaland à destination du chef-lieu de cercle. La nuit, au lieu de danser sur la place publique comme d’habitude, les jeunes filles vinrent veiller dans l’antichambre de Naman où elles contèrent jusqu’au matin autour d’un feu de bois.

(Musique de guitare)

Plusieurs mois s’écoulèrent sans qu’aucune nouvelle de Naman ne parvînt au bourg. La petite Kadia s’en inquiéta si bien qu’elle eut recours à l’expert féticheur du village voisin. Les Anciens eux-mêmes tinrent sur le sujet un bref conciliabule secret dont rien ne transpira.

(Musique de cora)

Un jour enfin arriva au village une lettre de Naman à l’adresse de Kadia. Celle-ci, soucieuse de la situation de son époux, se rendit la même nuit, après de pénibles heures de marche, au chef-lieu de cercle où un traducteur lut la missive.

Naman était en Afrique du Nord, en bonne santé et il demandait des nouvelles de la moisson, des fêtes de la mare, des danses, de l’arbre à palabres, du village …

(Balafong.)

Cette nuit, les commères accordèrent à la jeune Kadia la faveur d’assister, dans la cour de leur doyenne, à leurs palabres coutumières des soirs. Le chef du village, heureux de la nouvelle, offrit un grand festin à tous les mendiants des environs.

(Balafong.)

Plusieurs mois s’écoulèrent encore et tout le monde redevenait anxieux car on ne savait plus rien de Naman. Kadia envisageait d’aller de nouveau consulter le féticheur lorsqu’elle reçut une deuxième lettre. Naman, après la Corse et l’Italie, était maintenant en Allemagne et il se félicitait d’être décoré.

(Balafong.)

Une autre fois c’était une simple carte qui apprenait que Naman était fait prisonnier des Allemands. Cette nouvelle pesa sur le village de tout son poids. Les Anciens tinrent conseil et décidèrent que Naman était désormais autorisé à danser le Douga, cette danse sacrée du vautour, que nul ne danse sans avoir fait une action d’éclat, cette danse des empereurs malinkés dont chaque pas est une étape de l’histoire du Mali. Ce fut là une consolation pour Kadia de voir son mari élevé à la dignité des héros du pays.

(Musique de guitare)

Le temps passa… Deux années se suivirent… Naman était toujours en Allemagne. Il n’écrivait plus.

(Musique de guitare)

Un beau jour, le chef du village reçut de Dakar quelques mots qui annonçaient l’arrivée prochaine de Naman. Aussitôt, les tam-tams crépitèrent. On dansa et chanta jusqu’à l’aube. Les jeunes filles composèrent de nouveaux airs pour sa réception car les anciens qui lui étaient dédiés ne disaient rien du Douga, cette célèbre danse du Manding.

(Tam-tams)

Mais, un mois plus tard, caporal Moussa, un grand ami de Naman, adressa cette tragique lettre à Kadia : « C’était l’aube. Nous étions à Tiaroye-sur-Mer. Au cours d’une grande querelle qui nous opposait à nos chefs blancs de Dakar, une balle a trahi Naman. Il repose en terre sénégalaise. »

(Musique de guitare)

En effet, c’était l’aube. Les premiers rayons de soleil frôlant à peine la surface de la mer doraient ses petites vagues moutonnantes . au souffle de la brise, les palmiers, comme écœuré par ce combat matinal, inclinaient doucement leurs troncs vers l’océan. Les corbeaux, en bandes bruyantes, venaient annoncer aux environs, par leur croassement, la tragédie qui ensanglantait l’aube de Tiaroye… Et, dans l’azur incendié, juste au-dessus du cadavre de Naman, un gigantesque vautour planait lourdement. Il semblait lui dire : « Naman ! Tu n’as pas dansé cette danse qui porte mon nom. D’autres la danseront ».

FODEBA KEÏTA

Article sur le Sucre dans Afrique Magazine

06 mai 2009

C'était le 1er Mai au Théâtre de la reine Blanche

Merci aux 200 personnes venu nous supporter et partager ce moment de musique et de textes. Spéciale dédicace à nos frères du Collectif ON A SLAME SUR LA LUNE venu spécialement de Lille et à Natacha venu spécialement de Lyon pour l'évènement.





Merci à Léa, violoncelliste venu tout droit de Marseille pour le concert. http://www.myspace.com/cowri



Merci Vincent pour ta bonne humeur et ta disponibilité!



Merci Rosine d'avoir dis à la ma que nous l'aimons...



Merci aux tantines pour la danse du Cameroun.



Le sucre aka SUGA!



Picaflore..........................











Merci Otuawan, NYA et ses choeurs!!
http://www.myspace.com/alsmusiq
http://www.myspace.com/nya7seedz



Yeah my man Khulibai! keep it real!
One mic, a drum and you made it!!
Long Life!!
http://www.myspace.com/khulibai_khan




MERCI à Pierre YAMEOGO pour les photos.

06 avril 2009

Article dans Afrique Magazine

Milk Coffee and Sugar…

suga.jpgConcert à la Scène bastille, le 1er avril et ce n’était pas une blague. Les Milk Coffee and Sugar ont ambiancé ce début de printemps, avec leur groupe aux accents funk, jazz et soul, et en guest stars, le trompettiste Guillaume Poncelet et la chanteuse à la voix de miel Ange Fandoh. Très belle énergie sur scène pour Gaël Faye, le Franco-Burundais, et Edgar Sekloka, le Bénino-camerounais. Des textes aiguisés, parfois amers mais souvent touchants. De la poésie verbale à l’état brute.
Retrouvez la portrait d’Edgar Sekloka dans le AM du mois d’avril. Et notez les prochaines dates de concert :
11 avril : Tankono - Marseille
16 mai : Concert avec le collectif Chant d’Encre - Centre du Point du Jour – Paris 16

http://www.afriquemagazine.com/AM_live/

LE CONCERT DE MILK COFFEE & SUGAR le 1er Avril 2009 à la Scène Bastille

MILK COFFEE & SUGAR et la Cafetière:
(crédits photos: Jali, Jerome Bourgeois, Jeremie Abadi et http://www.myspace.com/sakosushi )




Aperçu du concert à la Scène Bastille


Le public de Milk Coffee & Sugar: bien corsé!!


























Merci à ce grand Monsieur: GUILLAUME PONCELET!



www.myspace.com/guillaumeponcelet

Merci aux danseuses et aux danseurs du Rwanda:

Membres

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