Dans le cadre du Printemps des droits humains et pour clôturer ce temps fort, des jeunes militants d'Amnesty International France qui porte cette année sur la campagne mondiale "Exigeons la dignité", Amnesty International et Hip Hop Citoyens se sont associés autour d'un concert de soutien exceptionnel.
C'est un beau plateau d'artistes qui a répondu présent pour donner de la voix lors de cette soirée aux couleurs du Hip Hop, teintée de soul et de slam :
Lancée en 2009 par Amnesty International, la campagne "Exigeons la Dignité" s'attache à mettre fin aux violations des droits humains qui alimentent et aggravent la pauvreté. Elle a pour objectif la mise en évidence de l’interaction entre dénuement, insécurité, exclusion et impossibilité pour certains de se faire entendre. Cette campagne, qui s’échelonnera sur une durée de 6 ans, mobilise des sympathisants dans le monde entier pour demander que les gouvernements, les grandes entreprises et les détenteurs du pouvoir écoutent la voix de ceux qui vivent dans la pauvreté et reconnaissent leurs droits pour mieux les protéger.
Samedi 10 avril, répondant à l'invitation de Julien Cholewa (de l'association Hip Hop citoyens) pour assurer la promotion du concert "Exigeons la dignité", le 15 avril prochain, au Point Éphémère...
... nous sommes passés dans l'émission Underground Explorer animée par DJ Fab et - entre les passages de deux de nos morceaux : "Un peu de musique" et "Allumez les briquets" - ils se sont intéressés à notre travail. Voici un extrait de leurs questions à notre égard...
C'était le 8 avril 2010, à 21h. Nous étions invités à faire la première partie du spectacle "l'Ame Orale de l'Histoire" . Nous avions 20 minutes dans un endroit que nous connaissons bien pour y avoir fait un concert en mai 2009 : la Reine Blanche. Accompagnés de la guitare de Joffrey Drahonnet, nous avons joué quatre morceaux : "Croire en nous", "Hope Anthem", "Prévu, pas prévu" et "Café zèbre" qui a été arrangé différemment de la version initiale et dont voici un extrait.
On remercie chaleureusement Nebil Daghsen, Laura Courturier, Silex, Afro, Nëggus, JLS, Sania. On vous donne rendez-vous le 29 avril prochain, même lieu, même heure pour profiter de leur spectacle détonant dans les textes et dans le jeu :
Enfin une date de sortie! Le 10 mai prochain notre album sera dans les bacs partout en France. Deux jours plus tard nous serons au Nouveau Casino pour un concert qui s'annonce déjà comme une grande fête.
A l'occasion de cette semaine écoulée en compagnie du groupe de hip-hop sud-africain, Tumi & The Volume, nous en profitons pour présenter ces images émouvantes des élections de 1994 en Afrique du Sud qui virent Nelson Mandela accéder au pouvoir.
De plus, en cette année de commémoration des 50 ans d'indépendance en Afrique, nous continuons à croire en une Afrique vraiment libre et souveraine (le chemin est encore long quand on voit les dynasties de dictateurs qui se perpétuent, le rachat à grande échelle de terres agricoles et vivrières comme la Chine en Éthiopie ou la Corée du Sud à Madagascar qui s'apparente à une forme de néo-colonialisme... et les exemples sont malheureusement multiples...) Que notre musique puisse être un souffle d'espoir au doux parfum de renouveau...
Video extraite de "my vote is my secret", un film de JULIA HENDERSON, THULANI MOKOENA, DONNE RUNDLE.
C'est 1er avril 2010, Tumi & The Volume (Tiago, Paulo et David) assurent le show lors de leur concert au Café de la Danse, près de Bastille à Paris, en vue de la sortie de leur prochain album "Pick A Dream". 450 personnes en feu, répondent à l'énergie envoyée par le groupe sur la scène. Nous sommes dans la fosse, à profiter d'une ambiance survoltée ! Et puis, petit imprévu, non pas un problème technique - bien au contraire - Tumi nous invite à le rejoindre sur scène et nous voilà à chanter "Rise Up" avec toute la bande : quand Johannesbourg, Maputo, Kigali et Yaoundé se rejoignent à Paris, et qu'un pote dans la foule (Merci Seu Paulinho) sort son téléphone portable pour filmer, ça donne...
Dès que vous pouvez, allez écouter l'album, il y a des titres tels que "Stage Lights", "Villages and Malls", "Let It Burn" qui font très, très, très mal. En attendant, un petit cadeau, "Bambezela", le morceau que Tumi a choisi de cliper :
C'était le Mercredi 24 mars sur RFI. Nous étions les invités de l'émission PLEIN SUD avec le légendaire Alpha Blondy! Cette émission alterne entre interviews et live, c'est pourquoi nous avons demandé à Tumi de nous accompagner pour parler non seulement de la sortie de notre album le 10 Mai prochain mais également de la sortie du 3ème album de TUMI & THE VOLUME le 12 Avril et pour faire en live notre morceau RISE UP. Nous avons également profité de l'émission pour jouer en exclusivité un morceau qui sera sur notre album, intitulé "Un peu de musique" avec Ange Fandoh.
Voici quelques images de nos séances de travail lors de notre résidence artistique à l'espace Renaudie d'Aubervilliers où nous répétons pour la sortie de l'album (prévu le 10 mai 2010) et les concerts qui suivront.
C'est fait, ou presque! Nous avons finalisé la dernière partie du mastering hier au studio AVRM, studio de mastering au sein des prestigieux studios OMEGA à Suresnes. L'ingénieur-son, Rodolphe Plisson, nous a remis en mains propres le glassmaster, c'est-à-dire le moule qui servira à fabriquer tous les autres! Nous voici également en train de mettre la touche finale au livret de l'album grâce à une collaboration avec PHOKS, graphiste très talentueux et surtout "patient"! Merci Phoks!
Le concert est prévu depuis l'été 2009, après la réunion de travail avec Christiane Fortassin et Eloïse Guénéguès de l'Association Bibliothèques en Seine-Saint-Denis. A l'époque, elles nous demandent d'animer des ateliers slam dans les bibliothèques de quatre villes de la Plaine Commune (Pantin, Epinay-sur-Seine, La Courneuve et Noisy-le-Grand) à partir d'octobre et d'aller jusqu'à la présentation de ces ateliers lors d'un concert à la Dynamo Banlieues Bleues, pendant le festival Hors Limites qu'elles parrainent. Le projet nous plait et nous nous lançons dans l'aventure.
Au départ, nous faisons des fiches de travail avec des plans de séances pour chaque atelier et puis très vite, nous nous apercevons que celles-ci, si elles sont nécessaires pour établir ne serait-ce qu'un début de cadre, s'avèrent finalement bien moins importantes que les humeurs des participants. Nous décidons de nous adapter aux participants, de mener les ateliers en fonction des personnes présentes, avec certes une part d'improvisation, mais avec toujours en ligne de mire, la construction d'un texte cohérent qui puisse être "slamé". Au préalable, épaulés par les bibliothécaires, nous nous penchons sur quatre thématiques : le Sud pour Epinay-sur-Seine, l'autre pour Noisy-le-Grand, l'actualité pour Pantin et enfin le slam et le rap pour La Courneuve.
Chemin faisant, nous découvrons que les mots intéressent les participants, bien au-delà de ce qu'ils laissent transparaître : tous ont plus ou moins une pratique personnelle de l'écriture, pratique qui sort du cadre de scolaire, ça va du texto au journal intime en passant par des textes de rap. Nous décidons de nous appuyer sur les livres pour fertiliser leur imagination (ça a donné lieu à des débats cocasses avec des prises de positions à hurler de rire !) et écrire des textes collectifs, ville par ville.
La plupart des textes collectifs ont été fini avant noël, c'est vous dire l'engouement des participants pour écrire, engouement qui s'éteint quand on leur annonce qu'il va falloir apprendre les textes au retour des vacances de Noël.
Entre temps, l'idée qui nous trottait dans la tête, d'enregistrer les textes collectifs dans un studio professionnel, finit par se concrétiser au Pôle Musical d'Orgemont d'Epinay-sur-Seine, avec DJ Eanov à la baguette. Quand nous annonçons la nouvelle aux participants, ils ne comprennent pas tout de suite. Ils ne comprendront que face au micro, la gorge un peu nouée !
Par ailleurs, dès la genèse de ce projet, nous réfléchissions à laisser une trace des textes collectifs. Nous pensons très vite à Virginie Rochetti, une plasticienne rencontrée lors d'un salon du livre à Montreuil au printemps 2009 : nous la contactons, et lui proposons de travailler sur la création d'un cahier. Elle accepte.
Les courts extraits du concert constituent un résumé du résultat de ces ateliers dans lesquels nous avons eu la chance d'intervenir.
Nous remercions encore très chaleureusement chacune des villes citées et l'Association Bibliothèques en Seine-Saint-Denis pour avoir rendu ce projet concret, VIVANT !
Mercredi 10 février, 19H30, New Morning. La collection Continents Noirs de NRF Gallimard a réservé l'endroit pour fêter ses dix ans et présenter quatre nouvelles parutions, dont le roman Monsieur Ki de Koffi Kwahulé. J'ai pu être présent car une amie journaliste Elaine Claire, m'a dégoté une place. Elle n'est pas sans savoir mon admiration pour monsieur Kwahulé. Et le voilà justement qui entre. Grand, il est très grand. Calme aussi. Il regarde à gauche à droite, entre les tables et le buffet. Un peu plus loin, il y a la scène déjà toute "habillée" pour les musiciens à venir. Je suis à quelques pas de monsieur Kwahulé. J'en profite : "Bonjour monsieur Kwahulé, je suis un ancien élève de Sylvie Chalaye à Paris III, j'ai lu beaucoup de vos pièces de théâtre". Mon approche est incertaine, mais l'auteur accessible, il me répond : "Ah oui, et comment ça va ?" La conversation est lancée, j'essaye de ne pas être trop ennuyeux et lui demande ce que ça change de passer du théâtre au roman : "Rien, c'est la même chose en plus long !" me dit-il avec un grand sourire. Puis, obligation professionnelle pressante, il me quitte pour aller s'assoir un peu plus loin et préparer son intervention : la lecture d'un passage de son nouvel ouvrage Monsieur Ki, sous-titré "Rhapsodie parisienne à sourire pour caresser le temps".
Une fois la lecture passée, je quitte la salle à la recherche de monsieur Kwahulé et tombe sur Sylvie Chalaye, mon ancienne professeur de dramaturgie d'Afrique francophone à l'université Paris III. Je suis très heureux de la croiser, alors je me présente à elle. Elle se souvient de moi, je reste ébahi, elle me rappelle même que j'ai fait un exposé sur la pièce Bintou de K. Kwahulé. Je n'en reviens pas. Elle est douce dans sa façon de parler et très précise, comme du temps de ses cours. Je suis bien plus que sous le charme, on discute un peu. Je lui promets de lui écrire un mail. Ma soirée se termine comme un songe. Je quitte le New Morning, non sans manquer de remercier Elaine Claire, en me demandant si le héros de Coffee ne s'appelle Koffi pour Kwahulé...
Koffi Kwahulé est l'auteur d'une vingtaine de pièces de théâtre. En 1992, il remporte le Grand prix International des dramaturgies du Monde (RFI/ACCT) avec Cette vieille magie noire. Ses pièces, de Jaz à Bintou en passant par Big Shoot et P'tite-souillure font l'objet de plusieurs créations partout dans le monde. L'écrivain se considère comme un jazzman, son écriture s'en ressent et est enrichie par cette musicalité. Dans ses compositions, le rythme est primordial : Babyface, roman qui a reçu de nombreux prix littéraires, en est un exemple. On peut ainsi supposer que Monsieur Ki, son deuxième roman, ouvrira aussi sur cette écriture à contretemps qui se nourrit des continents africain et européen, pour construire une partition qui traverse les frontières et marque les esprits.
Sylvie Chalaye est au comité de rédaction d'Africultures depuis sa création en 1997. Professeur à la Sorbonne, elle enseigne à l'institut d'Etudes théâtrales de Paris III où elle anime un séminaire sur les dramaturgies d'Afriques et des diasporas. Auteur de plusieurs ouvrages : Dramaturgies africaines d'aujourd'hui en 10 parcours, Afrique noire et dramaturgies contemporaines ou le syndrôme de Frankenstein, elle partage son temps entre l'écriture, la recherche et la critique dramatique. Membre également du Laboratoire de Recherches du CNRS sur les Arts du Spectacle, elle a publié plusieurs ouvrages historiques sur l'image du Noir : Du noir au nègre : l'image du Noir au théâtre de Marguerite de Navarre à Jean Genet, Le Chevalier de Saint Georges de Mélesville et Beauvoir, Le Ourika du boulevard, Nègres en image. Le 12 et 13 février dernier, elle a participé à un colloque international sur le théâtre de Kossi Efoui en partenariat avec SeFeA, ANETH, AFRICULTURES, le CnT, le Théâtre Inutile, AXE SUD Production et les Editions Lansman.
Milk Coffee & Sugar "Je Vis" - kewego Milk Coffee & Sugar était en concert le 5 février au New Morning. À cette occasion Trace a rencontré le groupe français. En attendant de les retrouver dans CODE, voici le chanson, "Je Vis".
Voici le clip de ALIEN. Nous reviendrons dans quelques jours étoffer cet article en expliquant la genèse de ce clip et la rencontre avec le réalisateur Pascal Tessaud ainsi qu'avec tous les autres réalisateurs qui ont acceptés de nous donner les images d'archives qui se trouvent dans ce document. Alors à très vite.